Vík í Mýrdal et Dyrhólaey

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Jour 12, de Kirkjubæjarklaustur à Dyrhólaey

12 Septembre 2013

Encore une journée morne et pluvieuse… Il faut s’y faire, c’est le temps de l’Islande du Sud-Ouest qui est la région la plus humide du pays. Départ pour une matinée « bord de mer », le long de ces plages de sable noir et de ces étranges formations rocheuses, qui nous réservera malheureusement, quelques mauvaises surprises. La route n°1 à l’Ouest de Kirkjubæjarklaustur traverse d’abord le champ de lave d’Eldhraun avant d’atteindre le Mýrdalssandur, une grande étendue de sable volcanique de 700 km² formée par l’éruption du volcan situé sous la calotte glaciaire du Mýrdalsjökull. À l’approche du petit village de Vík, de vertes montagnes apparaissent derrière cette plaine de sable noir, parcourue de petits cours d’eau.

En direction de Vík

Vík í Mýrdal est une étape obligatoire pour tous circuit dans le Sud de l’Islande. En plus de ses nombreux services, ce petit village de 270 habitants est connu pour sa plage de sable noir nichée sous une falaise verte où se réfugient des milliers d’oiseaux. Après un petit arrêt à l’église à toit rouge surplombant le village et l’océan déchaîné, direction le plateau de Reynisfjall , haut de 340 mètres et dominant Vík í Mýrdal. Ce beau relief verdoyant coupe le littoral en deux en s’enfonçant dans l’océan et en se prolongeant par les inquiétantes aiguilles de lave appelées Reynisdrangar .

Une piste grimpe à flanc du Reynisfjall  pour atteindre le haut de la falaise. À pied, comptez 2h45 depuis le village pour un circuit sur le plateau. La piste est très chaotique et présente des pentes importantes, il n’est pas conseillé de s’y aventurer sans 4×4. À l’extrémité du plateau, seules les ruines d’un ancien bâtiment de l’armée américaine résistent tant bien que mal au vent marin. C’est en effet loin d’être un lieu paisible, de violentes bourrasques de vent couchent l’herbe et déstabilisent les quelques visiteurs… La vue y est toutefois spectaculaire. À l’Est, on observe la plage de sable noir  de Vík s’étendant à perte de vue. Au Sud, on domine les pitons de Reynisdrangar  tandis qu’à l’Ouest, on distingue la plage de Reynisfjara menant aux étranges formations rocheuses de Dyrhólaey .

Les falaises de Reynisfjall, les rochers de Reynisdrangar et Vík í Mýrdal

Vue sur Reynisfjara et Dyrhólaey depuis Reynisfjall

Vue sur la plage de Vík de Reynisfjall Vue sur Vík de Reynisfjall

Vue sur Reynisdrangar de la plage de Vík

Plage de Vík

De retour à Vík í Mýrdal pour une petite balade sur la plage de sable noir . De lourds nuages noirs apportés par les vents marins augurent une journée de tempête, pluvieuse et venteuse. L’océan est déchaîné, les vagues s’écrasent contre les rochers en envoyant des gerbes d’eau dans les airs. Le contraste de l’écume blanche sur le sable noir où scintillent une multitude de galets noirs est ravissant. Plus loin, les piliers géants du Reynisdrangar , dont le plus haut s’élève à 66 mètres, s’effacent derrière des nuages d’embruns. Le folklore local raconte qu’il s’agirait de trolls pétrifiés par la clarté de l’aube… De lourds nuages noirs couvrent le ciel et sont transpercés à quelques endroits par les rayons du soleil, comme s’il s’agissait d’une intervention divine. Les éléments se déchaînent autour de nous et rendent le paysage encore plus dramatique et chaotique. En à peine un siècle, 110 bateaux se sont échoués dans les parages !

En pleine saison, les falaises de Reynisfjall  abritent des colonies de macareux moines mais ce jour là, nous aurons droit à un ballet aérien de goélands et de mouettes volant autour des falaises. On en trouvera même quelques uns couchés dans le sable ou dans les herbes dominant la plage. La pluie qui arrive marquera la fin de la balade.

On reprend la route pour seulement quelques kilomètres, jusqu’à la plage de Reynisfjara. Une partie de la route n°1 devient gravillonnée alors qu’elle est très empruntée. Coup de malchance, un des nombreux gravillons projetés par la voiture devant nous provoque un impact sur notre pare-brise… Arrivé à la plage de Reynisfjara, au bout de la piste 215, sous un ciel tellement noir qu’il donne l’impression de faire nuit ; le sable noir renforce cette illusion de ténèbres. La nuée de touristes affublée de parkas fluorescents ramènent toutefois à la réalité…

Les falaises du Reynisfjall abritent de ce côté une magnifique grotte sous-marine présentant d’impressionnants orgues de basalte : Hálsanefshellir . Elle se trouve de l’autre côté de la pyramide de colonnes de basalte, en direction des piliers rocheux de Reynisdrangar . Par beau temps et mer calme, il est possible d’y accéder et de longer la plage pour approcher d’un peu plus prés les pitons rocheux mais ce jour-là, les vagues venant s’écraser contre la falaise empêchent toute tentative.

En voulant photographier les rouleaux des vagues déchaînées, un premier membre de l’équipe se retrouve les pieds mouillés… Puis, quelques minutes plus tard, s’aventurant un peu trop vers la grotte de  Hálsanefshellir , un deuxième membre de l’équipe disparaît complètement sous le ressac d’une vague venue s’écraser contre les rochers… L’océan est dangereux et on se laisse vite surprendre ! Heureusement, nous n’aurons à déplorer que des pertes matérielles : chaussures et vêtements détrempés ainsi qu’un appareil photo hors d’usage. Eau et sable ne font pas bon ménage avec l’électronique, et même après séchage, l’appareil photo ne fonctionnera plus pour le reste du voyage.

Hálsanefshellir

Orgues de basalte d'Hálsanefshellir

Vue sur Reynisdrangar de la plage de Reynisfjara

Dyrhólaey

Vers l’Ouest, il est possible de longer la plage de Reynisfjara à pied et de rejoindre en environ une heure les formations rocheuses de Dyrhólaey  mais le temps ne s’y prêtant guère, nous retournons à la voiture. Par la route, en 30 minutes nous rejoignons le site de Dyrhólaey, un promontoire rocheux de 120 mètres de hauteur. Au bout de la route 218, à l’extrémité Est du promontoire, on peut admirer la magnifique arche au dessus de l’océan ainsi que la côte déchiquetée et la falaise trouée d’une multitudes de grottes sous-marines. Les nuages se lèvent petits à petits et offrent de beaux rayons de soleil. Le paysage est fascinant. Il n’est pas possible de descendre sur la plage car comme à Reynisfjara, les vagues s’écrasent contre les falaises et envahissent les grottes.

Vers l’Est, on domine la plage de Reynisfjara avec les pitons rocheux de Reynisdrangar  se découpant dans l’océan. Par oubli, nous ne sommes pas allés sur le côté Ouest du promontoire de Dyrhólaey, offrant apparemment une vue beaucoup plus nette et jolie sur l’arche. Dans la saga de « Njáll le Brûlé », Kári, le gendre de Njáll avait sa ferme vers Dyrhólaey.

Nous reprenons ensuite la route en direction de Skógar pour la deuxième partie de cette journée.

Vue sur Reynisfjara depuis Dyrhólaey

A propos de AuBoutDeLaRoute

Sophie, blogueuse voyage depuis 2013. Aime écrire et partager ses expériences, ses rencontres et ses coups de cœur. Privilégie les voyages nature et découverte, mêlant randonnée et autres sports outdoor, patrimoine et visite culturelle. Passionnée d'histoire et d'archéologie et accro aux pays nordiques et celtiques.
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