Jour 4, Randonnée du Sentier des Pyramides

15 Juillet 2018

Le ciel est chargé ce matin-là, la météo s’annonce variable. Oubliant le Queyras pour la journée, je décide de redescendre vers le lac de Serre-Ponçon et de m’aventurer dans la forêt de Boscodon, une des forêts de sapins les plus anciennes. Profitant d’une belle éclaircie, j’improvise alors une randonnée sur le sentier des Pyramides, offrant de superbes points de vues sur le lac de Serre-Ponçon et le ravin du Colombier avec ces fameuses pyramides rocheuses.

La forêt de Boscodon s’étend sur les hauteurs du lac de Serre-Ponçon. on y accède par la route D568 bifurquant à gauche après le village de Crots et avant Savines-le-Lac. Elle est gérée par l’Office Nationale des Forêts et a été classé Forêt d’Exception® en 2018. Cette forêt très ancienne était une forêt monastique gérée par les moines de l’abbaye de Boscodon au Moyen Âge. La gestion méticuleuse de cette ressource a permis d’éviter son défrichement et de préserver sa biodiversité, en faisant ainsi un site remarquable. Ainsi, en plus des innombrables chemins de randonnées qui parcourent la forêt, dont celui qui conduit à l’ascension du Pic de Morgon, la forêt de Boscodon renferme un riche patrimoine historique.

La route jusqu’à l’abbaye suit le torrent de Boscodon et m’immerge tout de suite dans ce décor de forêt dense de sapins. Je poursuis la route, ne souhaitant pas forcément visiter cette abbaye du 12e siècle. Plusieurs petites routes bifurquent ensuite. J’en emprunte une au hasard et commence à grimper en lacets le versant Est du Pic de Morgon. Plusieurs aires de pique-niques et belvédères ponctuent la route, notamment le belvédère de Bragousse. Il offre un panorama magnifique sur le cirque de Bragousse, un site géologique impressionnant. De nombreux torrents dévalent les flancs des montagnes et traversent la forêt de Boscodon, des barrages ont dû être construits. Les roches autour du ravin de Bragousse se sont transformées au fil du temps et forment d’étranges cheminées, appelées les cargneules du Keuper.

Vue depuis le belvedere des Aiguillasses

Je reprends la route et poursuis jusqu’au parking de la Fontaine de l’Ours. Tout au long de la montée, j’ai aperçu de nombreux balisages et panneaux de randonnées, j’aurais largement le choix pour improviser une balade. Le panneau du sentier des Pyramides m’interpelle, cela me dit bien, d’autant plus qu’il n’y a qu’un autre van de garé sur le parking. Je m’équipe et m’élance sur le chemin boisé, à flanc de montagne et relativement plat. Après 500 mètres seulement, un premier point de vue, le belvédère de l’Aiguillas, offre un magnifique panorama sur le lac de Serre-Poinçon et la forêt de Boscodon.

Le sentier continue à flanc de montagnes et sous les arbres. Quelques percées dans le futaie permettent d’admirer le paysage puis j’atteins le deuxième point de vue, le belvédère des Pyramides. Une vue plongeante sur le ravin du Colombier, en contre-bas, s’ouvre au loin sur le lac de Serre-Ponçon. Le sentier descend ensuite en lacets dans le ravin. Les arbres poussant de manière impressionnante sur une pente quasi verticale, en bordure de chemin. Le ravin du Colombier est parcouru par un petit cours d’eau facilement franchissable. Les premières concrétions rocheuses sont alors visibles lorsqu’on se tourne vers le cirque.

Le chemin traverse le ravin du Colombier et remonte sur l’autre versant, en lacets. De ce côté, le sentier est beaucoup plus tortueux et plus exposé, avec quelques passages vertigineux et à flanc de roche. Le paysage est également plus désertique, malgré la présence des sapins. Le sentier serpente entre les concrétions rocheuses, à flanc de montagnes et entre les arbres.

Sur une partie de la forêt de Boscodon, appartenant à l’Etat, un travail de restauration des terrains de montagne a été entrepris. Le but est de lutter contre l’érosion des sols en replantant sur les parcelles défrichées des pins noirs d’Autriche. Il n’est en effet pas difficile d’imaginer les dégâts que peuvent occasionner de fortes tempêtes de pluie et de vent sur ce type de terrain, notamment aux abords des ravins où les pentes sont importantes.

La météo n’est finalement pas si mauvaise que ça ce jour-là, j’ai choisi le bon endroit pour me promener. D’ailleurs, je n’ai encore croisé personne et c’est un pur bonheur de marcher dans ce décor magnifique. Une très belle randonnée en balcon, avec toujours une jolie vue sur les montagnes ou le lac au loin. La forêt offre une ombre et une fraicheur bien appréciées. Les formations géologiques aux reliefs ruiniformes et aux couleurs blanches, jaunes et ocres contrastent avec les différentes teintes de verts des sapins et végétaux.

Après de nombreux ascendants et descendants, le sentier s’élargit sur un chemin forestier. On retrouve l’épaisseur dense de la forêt, les sapins ont ici été replantés, bien alignés. J’atteins une large piste pierreuse grimpant jusqu’au parking du Grand Clos. De là-bas, une randonnée conduit aux Portes de Morgon puis au Pic de Morgon. N’étant pas partie pour une grosse randonnée, je rebrousse chemin et m’arrête pour pique-niquer dans la forêt, avant la descente vers le ravin du Colombier. Sur le trajet du retour, je croiserais beaucoup plus de randonneurs…

De retour au parking de la Fontaine de l’Ours, je fais un détour par cette petite source. L’eau sort d’une cavité naturelle puis est captée pour être conduite vers la fontaine. Autour de la source, une grotte artificielle a été construite. Mais, pourquoi ce nom ?

Il existe toute une légende autour de ce lieu, où un évêque, St Arey, se serait lié d’amitié avec un ours… En l’An 600, en rentrant d’un pèlerinage à Rome, St Arey croisa la route d’un ours qui tua un des ces bœufs. St Arey aurait alors ordonné à l’ours de remplacer le bœuf dans son attelage, ce que celui fit… En faisant une halte à Boscodon, l’ours alla se promener en forêt et mit à jour une source d’une eau limpide, l’endroit lui plut tellement qu’il se promit d’y revenir. Il continua son périple avec l’évêque, ils devinrent célèbres et étaient appréciés de tous. Le jour de la mort de St Aray, l’ours disparu dans la forêt. Bien des années plus tard, les moines trouvèrent la source dissimulée sous des blocs de pierres, les ossements d’un ours et sa chaîne en or qu’il avait reçu en cadeau. En déplaçant la sépulture, les moines perdirent la chaine, et ils appelèrent le lieu “La fontaine de l’ours”. Bien des années encore après, le secret de St Aray fut découvert sur un vieux parchemin. Celui-ci disait :

” Quand Boscodon revivra ,
Forme à jamais tu reprendras,
Et vers la fontaine retourneras ,
De tes bijoux paré le grand torrent apaiseras “

Ainsi, tant que le fantôme de l’ours n’aura pas retrouver sa chaîne, les torrents du Boscodon continueront à être dévastateurs…

Il est 16h lorsque je termine cette journée et entreprends de trouver un endroit où passer la nuit en van. Je tourne et retourne pendant 1 heure au pieds de la forêt de Boscodon, sur les routes et chemins rejoignant Crots et Savines-le-Lac mais les quelques endroits que je trouve sont en bord de route et trop exposés. Je décide donc de retourner à mon premier spot de bivouac que j’avais tant aimé, de l’autre côté du lac de Serre-Ponçon, pour avoir un peu de tranquillité et cette magnifique vue sur le Pic de Morgon. Une soirée en toute simplicité, avec Thelma ma guitare, ma bière préférée et face au lac de Serre-Ponçon et à cette vue dont je ne me lasserais jamais…



L’idée de posséder votre propre van aménagé vous trotte dans la tête depuis quelque temps, mais vous n’avez aucune idée de son coût ? Le budget est à définir en fonction de vos besoins et de vos envies. Mais la fourchette de prix d’un van aménagé est énorme, depuis le van neuf déjà équipé qui peut atteindre 65 000€ au van “vide” à aménager soi-même à 4 000€ (comprenant l’achat du véhicule et des travaux). Voici quelques chiffres qui aideront à remettre les choses dans l’ordre.

  • Budget pour un van neuf

Pour un van neuf, on trouve des premiers prix à 45 000€. Il s’agit du prix d’appel auquel il faut ajouter options et équipements. Certaines ventes incluent des packs, cela peut être avantageux, de même, certaines options sont quelques fois imposées… On trouve dans cette catégorie les Ford, Renault, Peugeot. Les Mercedes ou Volkswagen sont dans une catégorie de prix plus élevées, aux alentours de 60 000€ en entrée de gamme.

Dans tous les cas, et comme pour une voiture classique, il existe une ribambelle d’options qui peuvent ensuite faire grimper les prix ! Pour un van, il ne faut toutefois pas lésiner sur une bonne motorisation et le chauffage stationnaire par exemple. Les options vont concerner le véhicule et ses caractéristiques : la boîte de vitesses, la motorisation, la carrosserie, les équipements dans l’habitacle (climatisation, airbags). Mais également les aménagements du van : le toit relevable avec lit double en option peut s’élever, pour avoir une idée, à 5000€. Viennent ensuite les accessoires : porte-vélos, galeries, panneaux solaires etc.. 

  • Budget pour un van à aménager soi-même

La solution la plus économique est, comme Alice, d’acheter un véhicule utilitaire (beaucoup moins cher qu’un véhicule particulier) et de faire des travaux simples d’aménagements. Dans ce cas, le budget comprend le prix du véhicule vide, qui d’occasion peut se trouver à entre 5000€ et 8000€, et le coût des travaux. 

Pour l’aménagement d’un van, il faut compter entre 4000€ et 10000€ de travaux, selon les équipements choisis, les matériaux etc. Mais, aménager soi-même son van n’est pas forcément moins cher, son principal avantage est qu’il répond parfaitement à vos besoins et à vos goûts. Pour que cela reste dans un budget acceptable, il faudra faire un maximum de travaux soi-même, faire attention aux matériaux et équipements.

Si vous n’avez pas la fibre bricoleur, il existe des kits d’aménagement prêts à monter proposés par des professionnels, avec des blocs uniquement cuisine ou cuisine + banquette. Les prix varient de 2000€ à 6000€ selon les prestations.

  • Budget pour un van d’occasion déjà aménagé

Dans le monde de l’occasion, on trouve tous les prix, pour tous les goûts. Les prix varient en fonction du modèle, de l’année, de la motorisation et des équipements. Cela va du van aménagé par un particulier sur un ancien modèle et avec du kilométrage au compteur, aux alentours des 10 000€ ; au van d’un modèle récent, équipements dernier cri et faible kilométrage, comme chez les loueurs professionnels qui revendent ou certains modèles d’exposition, qu’on trouve à 50 000€.

N’hésitez pas à vous tourner également vers les modèles anciens type multi-vans dont les aménagements sont prévus directement par le constructeur. Les modèles les plus connus sont le California de Volkswagen, le Mercedes Vito Marco-Polo.

  • Attention aux autres dépenses

Acquérir un véhicule passe également par l’achat de la carte grise. De plus, le budget pour une homologation en VASP, si vous avez réalisé des aménagements importants dans votre van, sera compris entre 550€ et 1000€.

Enfin, n’oubliez pas d’inclure dans votre budget les frais du quotidien liés à l’assurance et à l’entretien, qui sont comparables à ceux d’un véhicule classique et les frais liés au stationnement du véhicule (si il y a besoin).

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