Édimbourg, Jour 1

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Quartier Est de Old Town

14 Septembre 2012

Après une semaine en Irlande, les vacances se poursuivent avec une semaine en Écosse ! Édimbourg n’est qu’à une heure de Dublin et là encore, c’est la compagnie Aer Lingus qui assure les vols régionaux. En revanche, l’avion est beaucoup plus petit et à hélices… à l’intérieur, l’avion est composé d’une seule rangée de deux places, et le vol secoue pas mal ! Arrivée à Édimbourg sous un ciel bleu

mais avec un vent violent. Les informations voyageurs pour les transports publics sont beaucoup plus faciles à trouver qu’à l’aéroport de Dublin et plus fournies (cartes, plans et prospectus). Première bonne impression au niveau de l’accueil, de la disponibilité et de la gentillesse des gens : à peine la carte de la ville dépliée, une jeune fille nous indique le chemin jusqu’au guesthouse.

Aer Lingus Regional
The Theatre Royal Bar

Les bus d’Édimbourg sont également à deux niveaux, mais avec des fauteuils en cuir ! Avec les meilleures places au 2e niveau et devant, la découverte d’Édimbourg commence bien. Le Guesthouse Elder York  est situé en plein cœur de ce qu’on appelle la Nouvelle Ville, dans un quartier commercial. Le quartier de la gare, Waverley Station, est en travaux pour la ligne de tramway et il est difficile de se frayer un chemin entre la foule de gens et les zones de travaux. La vue du guesthouse n’est pas terrible mais il est assez bien situé, à proximité du centre, de la gare, des commerces et des restaurants. Le gérant, très accueillant, est plein de bons conseils sur les visites intéressantes à faire et les attrapes-touristes.

Le petit déjeuner remontant à quelques heures, il est temps de trouver un endroit où manger avant d’attaquer les premières visites de l’après-midi. Direction The Theatre Royal Bar  diffusant de la bonne musique rock Anglaise, sur la place Picadilly, pour y déguster le fameux haggis, la panse de brebis farcie, composée d’abats de mouton, de flocons d’avoine, d’oignons et d’épices. L’Ecosse n’étant pas spécialement connue pour ses bières, il est difficile de faire son choix au bar et la Guinness restera une valeur sûre pour ce premier repas.

Construite sur un ensemble de collines volcaniques, la ville d’Édimbourg n’a rien de plane. Mais, la ville est surtout caractérisée par ses deux dimensions, la Vieille Ville ou Old Town, et la Nouvelle Ville, New Town. La Vieille Ville, datant du Moyen Âge, se dresse sur son piton rocheux et englobe le chateau d’Edimbourg  et le palais de Holyroodhouse , en bas de la Royal Mile, tandis que la Nouvelle Ville s’étend en contrebas de la colline, de l’autre côté des jardins de Princes Street , situés sur l’emplacement d’anciens marécages qui servaient autrefois de douves au château.

Ces deux jours à Édimbourg se déroulent donc principalement dans la Vieille Ville, qui concentre une partie des centres d’intérêts et cette première journée est consacrée à l’Est, au palais de Holyroodhouse  et ses alentours. En partant de la place Picadilly vers le palais de Holyroodhouse, en passant par le quartier de Waverley Station , le contraste entre les deux villes est frappant : l’urbanisme néoclassique de la nouvelle ville rend ses quartiers ouverts, avec de larges et grandes avenues structurées bordées de bâtiments à l’architecture géorgienne, tandis que de l’autre côté du North Bridge, au-dessus de la gare, la vieille ville présente des bâtiments étriqués tout en hauteur aux façades grisonnantes, et des rues presque invisibles.

Waverley Station

Calton Hill
Tolbouth Tavern sur la Royal Mile

À l’Est de New Town se détache Calton Hill , une autre colline de la ville, aménagée en 1815, et où se découpent les façades des bâtiments classiques entourés de verdure. Son calme, ses pentes herbeuses et ses vues panoramiques sont très appréciées les jours de beau temps.

Après s’être perdu dans quelques rues inintéressantes au pied de Calton Hill, l’arrivée sur la Royal Mile, axe majeur de la vieille ville, reliant le château au palais de Holyroodhouse, change tout de suite le décor avec ses façades très médiévales. Comme son nom l’indique, la longueur de la rue équivaut à un mile écossais et elle se constitue de plusieurs rues consécutives. De petites rues et ruelles, appelées « Closes« , dévalent les pentes de la colline, perpendiculairement à la Royal Mile, et sont bordées de hauts bâtiments  au style médiéval.

Arrivée à mi-chemin de la Royal Mile, il reste à descendre Canongate et Abbey Strand en direction du palais royal, où l’on distingue sur la droite Holyrood Park qui s’étend sur la colline de Arthur’s Seat .

Le palais de Holyroodhouse  fut érigé en 1498 par Jacques IV, à côté de l’abbaye médiévale de Holyrood qui existait depuis 1128. Le palais a une longue tradition de résidence royale depuis Marie Stuart, Reine d’Ecosse, à Bonnie Prince Charlie, en passant par Charles X roi de France jusqu’à la reine Victoria. Aujourd’hui, le palais est la résidence officielle de la reine d’Angleterre lorsqu’elle séjourne en Ecosse, et il est surtout utilisé pour les cérémonies officielles.

L’audio-guide en français est compris dans le billet d’entrée, ce qui rend la visite plus instructive. Le tour comprend la visite des State Apartments (appartements d’Etat), expliquant le « rituel » menant à travers des pièces de plus en plus majestueuses à la rencontre du roi et de la reine, et la visite des appartements historiques, où vécut Marie Stuart pendant 6 ans. Une exposition consacrée à l’ordre du Chardon, la plus haute distinction écossaise, explique l’empreinte historique de l’insigne de l’ordre.

La visite se termine par les magnifiques ruines de l’abbaye de l’ordre de Saint-Augustin jouxtant le palais et les jardins dans lesquels des concours d’arc étaient organisés et où vivent aujourd’hui de nombreux écureuils ! Ouvrez l’œil !

Palais de HolyroodhouseAbbaye de Holyroodhouse

Parc de l'abbaye de Holyroodhouse pano
Vue d Arthur s Seat sur St Anthony s Chapel Vue d Arthur s Seat sur Edimbourg

Direction ensuite Holyrood Park, le plus grand espace vert de la ville (259 hectares), offrant plusieurs ballades autour du Arthur’s Seat . L’ascension est plus rude qu’elle n’y paraît et le vent violent ne facilite pas la tâche. Au cours de la montée, des sentiers se dessinent au milieu de l’herbe haute couchée par le vent, le loch de St Margaret apparaît derrière une butte et les ruines de la chapelle de St Anthony domine le loch… Il est difficile d’imaginer qu’on soit en plein cœur de la ville. Recouvert d’une roche noire, Arthur’s Seat  constitue le point culminant de cet ancien volcan inactif. En haut, le vent se fait de plus en plus violent et les rayons du soleil de cette fin d’après midi percent à travers les lourds nuages, illuminant ainsi par petites touches Édimbourg. Les Salisbury Crags, longues falaises de basaltes, dominent la vieille ville et s’intercalent entre elle et Arthur’s Seat. La vue sur la ville est grandiose et offre un panorama à 360°C. On distingue Calton Hill et Castle Rock où se dresse le château…

Après s’être levé à 6h du matin, la fatigue se fait ressentir. Retour au guesthouse pour trouver où dîner. Un pub restaurant du quartier, The Magnum , sera suffisant pour la soirée, même s’il s’avère être plein de monde et qu’il faudra attendre pour manger.

Arthur s Seat et son herbe haute Vue d Arthur s Seat sur la Vieille Ville et le chateau

A propos de AuBoutDeLaRoute

Sophie, blogueuse voyage depuis 2013. Aime écrire et partager ses expériences, ses rencontres et ses coups de cœur. Privilégie les voyages nature et découverte, mêlant randonnée et autres sports outdoor, patrimoine et visite culturelle. Passionnée d'histoire et d'archéologie et accro aux pays nordiques et celtiques.
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2 réactions à Édimbourg, Jour 1

  1. Marie a écrit:

    Merci encore de nous faire partager ces beaux voyages !

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