Conduire en Islande

Que savoir sur la conduite en Islande

avant d’entreprendre un road-trip ?

du 01 au 15 Septembre 2013

Route n°1 dans les Fjords de l'Est

Voyager en voiture en Islande procure un grand sentiment de liberté. Dans ce pays peu peuplé, la voiture permet d’atteindre les coins les plus reculés tout en gardant une totale autonomie. Toutefois, l’état des routes et les conditions climatiques rendent la conduite parfois difficile pour un voyageur qui n’a pas l’habitude de ces situations et cela requière une attention de tous les instants.

Les routes en Islande

En Islande, les routes sont bien entretenues et le trafic assez réduit, même en pleine saison. La route circulaire n°1 faisant le tour de l’île est partiellement asphaltée. Elle est complétée par un réseau de petites routes secondaires asphaltées (15 350 km de réseau avec la route n°1) et de pistes de gravier et sable (9 300 km). Ces dernières peuvent pour certaines être empruntées par des véhicules de tourisme légers. Il s’agit généralement des plus carrossables, celles sans gués et bien tracées.

En revanche, les F-roads, « F » pour fjall, qui signifie « montagne », sont exclusivement réservées aux 4×4. Il s’agit de pistes concentrées à l’intérieur des Hautes Terres, cahoteuses plus ou moins bien délimitées sur lesquelles on trouve des pentes importantes, des nids de poule et des rivières à franchir. Elles sont également fermées toute une partie de l’année à cause de la neige en hiver puis de la fonte des neiges au printemps, qui les rendent alors gadoueuses avec des rivières gonflées à bloc. Pour connaitre l’état des routes avant de les emprunter et leurs dates d’ouverture et de fermeture, visitez le site de Vegagerðin. Munissez-vous également d’une carte routière (au moins au 1:200 000ème) qui localise les stations-service (rares dans les Hautes Terres) et les gués.

Système routier en IslandeRoutes aspahaltées en Islande

Source : vegagerdin.is

Route asphaltée Piste F735

La conduite en Islande

Pour commencer, voici les règles de conduite à avoir en tête :

  • Les vitesses limites sont de 50 km/h en agglomération, 90 km/h sur routes asphaltées et 80 km/h sur les autres routes, bien que sur certaines pistes, il arrive de rouler à 50 km/h voire 30 km/h ;
  • Les feux de croisement doivent être allumés de jour comme de nuit ;
  • Il est interdit de conduire sous l’emprise de stupéfiant ou après avoir consommé de l’alcool ;
  • Il est interdit de conduire en dehors des routes et des pistes ;
  • Le port de la ceinture de sécurité et l’utilisation d’un kit main libre sont obligatoires.

De plus, les routes Islandaises réservent de nombreuses surprises et dangers potentiels, notamment :

  • Les routes gravillonnées : attention aux passages routes goudronnées – routes gravillonnées, ralentissez l’allure lorsque vous croisez une voiture ;
  • Les côtes sans visibilité (blind-hill) : ralentissez et serrez à droite ;
  • Les ponts et tunnels à voie unique : la priorité est laissée au côté non équipé de refuges latéraux ;
  • Les animaux (moutons, chevaux, vaches) sont fréquents en campagne et n’hésitent pas à traverser la route ou la longer.

Pour votre voyage, voici une application bien utile et utilisable hors-ligne pour toujours avoir la signification des panneaux de signalisation sous la main : Icelandic Traffic Signs.

Panneaux de signalisation Islandais Panneau d'indication de direction

Traverser un gué

Les rivières à traverser sont nombreuses sur les pistes des Hautes Terres et nécessitent, dans tous les cas, l’utilisation d’un véhicule à quatre roues motrices. Parmi les routes de montagnes, seule la route 35 (qui n’est plus classée F-road d’ailleurs) qui relie le Sud au Nord de l’Islande comporte des ponts. Pour le reste, la majorité des pistes disposent d’un panneau à l’entrée présentant une carte avec les gués à franchir, les lieux à visiter, les refuges et l’éventuelle station-service ainsi que les numéros d’urgence. Les gués sont également représentés sur la majorité des cartes routières. Les rivières réputées les plus dangereuses et difficiles à franchir traversent les pistes de Þórsmörk, Askja et du Landmannalaugar.

Pour les conducteurs novices d’un véhicule tout terrain, il est important de bien connaître sa voiture. Le plus important est de savoir où se situe la prise d’air du moteur car elle va définir la hauteur d’eau maximale que le véhicule peut franchir. Pour une voiture de location que vous ne connaîtriez pas du tout, pensez au manuel de la voiture qui peut contenir quelques conseils et présenter les options utiles (passage de l’automatique au manuel, l’option DAC : l’aide en descente sur de fortes pentes etc.).

Pont sur la piste de KjölurGué Grafarlandaá
Entrée de la piste d'Askja
Gué LindaáTraversée du gué Lindaá

Avant de se lancer à l’assaut d’un gué, il convient de vérifier s’il est possible de le franchir. Le débit est-il important ? Quelle est la profondeur de la rivière ? Y a-t-il des obstacles (pierres, branches, trous) ? Les rivières glaciaires évoluent au cours de la journée : préférez traverser le matin, avant que la fonte des neiges ne vienne gonfler le cours d’eau et faites également attention si il a plu la veille. Dans l’idéal, il est préférable de tester le fond de la rivière à pied à l’aide d’un bâton et, si vous vous sentez de traverser à pieds, c’est que vous pouvez le faire en voiture. Prenez également le temps d’étudier votre parcours, d’observer des conducteurs plus expérimentés, demandez leur conseils et / ou de vous attendre au cas où il y ait un problème.

En pratique, il convient d’enclencher la transmission à 4 roues motrices (pour les 4×4 non permanents), de passer la première et d’entrer doucement dans l’eau (l’élan est à proscrire !). Décrivez un arc de cercle en commençant par remonter le courant puis en se dirigeant vers le point de sortie. Le courant peut en effet dévier le véhicule de sa trajectoire. Gardez ensuite une allure constante et doser correctement l’accélération afin de ne pas aller trop vite pour ne pas être immergé et de ne pas aller trop doucement au risque que l’eau s’infiltre dans le moteur.

Attention, après le passage d’un gué, les freins sont complètement inutilisables, roulez en appuyant légèrement sur la pédale de frein pour les sécher.

ET SI ? Dans le cas malheureux où votre véhicule se plante, voici quelques conseils :

  • si le véhicule se met à flotter au milieu du cours d’eau : ouvrez les portières pour que le poids de l’eau fasse retrouver l’adhérence au véhicule ;

  • si le véhicule cale : ne redémarrez surtout pas. Il faut se faire treuiller et évaluer les dégâts une fois au sec.

Quelle voiture de location ?

C’est LA question que tout le monde se pose : location d’un 4×4 ou d’un véhicule léger ? Le 4×4 permet en effet de visiter entièrement l’île et d’accéder aux coins les plus reculés en toute liberté mais tous ça a un coût. La location d’un 4×4 est beaucoup plus onéreuse donc veillez bien à vérifier si le surcoût en vaut la peine en fonction des lieux que vous souhaitez visiter. Consultez l’article sur le budget voyage en Islande pour connaitre le coût de la location d’un 4×4. Un véhicule de tourisme classique n’empêche cependant pas de découvrir et de profiter des merveilles naturelles de l’Islande. La majorité des sites naturels sont accessibles par des routes asphaltées ou de « bonnes » pistes.

Les F-roads des Hautes Terres sont interdites aux locations de véhicules légers. Les fraudeurs risquent une amende et ne seront pas couverts en cas de dégâts.

Landcruiser Toyota

Quelle voiture de location ?

Faites le point sur les conditions de location avec votre loueur et vérifiez que le trajet que vous souhaitez faire ne comporte par de F-roads. Généralement, un panneau prévient quand même l’entrée sur une F-road et l’interdiction aux véhicules légers.

Attention, les loueurs de 4×4 ne sont également pas à l’abri d’une surprise : la conduite tout-terrain est délicate. De plus, aucune assurance de location de voiture ne prend en charge les dommages sur le bas de caisse et les dégâts moteur dû à l’eau… à bon entendeur, si vous souhaitez vous rendre dans les Hautes Terres mais que vous ne vous sentez pas capable de traverser un gué, optez pour une solution intermédiaire. Testez le mode de déplacement combiné : véhicule léger et bus, qui marche très bien vers des sites de randonnées comme le Landmannalaugar, Thorsmork ou encore Askja.

Piste F225 désert de cendre

A propos de AuBoutDeLaRoute

Sophie, blogueuse voyage depuis 2013. Aime écrire et partager ses expériences, ses rencontres et ses coups de cœur. Privilégie les voyages nature et découverte, mêlant randonnée et autres sports outdoor, patrimoine et visite culturelle. Passionnée d'histoire et d'archéologie et accro aux pays nordiques et celtiques.
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